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Pensée chinoise
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Xunzi :
héritier réaliste de confucius

   


Sa vie

 


Xunzi est considéré comme philosophe chinois qui fut, avec Confucius et Mencius, l’un des grands fondateurs du confucianisme.

Xunzi est né dans le Royaumme de Zhao vers 298 avant notre ère (fin de la dynastie Zhou). Les spécialistes affirment à l’unanimité ou presque qu’il aurait fréquenté une académie de philosophes, lieu de rendez-vous des sages de l’apoque, dans le Royaume de Qi avant de devoir fuir à cause de calomnies à son sujet. Il voyage donc et s’établit dans le sud, où il devient d’ailleurs magistrat du Royaume Chu, vers 255 avant noter ère et y restera jusqu’à sa mort – sans doute vers -238.


 

  Sa pensée
 


Pour découvrir sa pensée, il faut se référer à son œuvre, qui porte son nom : le Xunzi. Les trente-deux chapitres qui la composent ont été rassemblés plus tardivement, par Liu Xiang. Mais l’intégrité de son propos n’est pas remise en question.

Désireux de fonder l’Empire, le royaume de Qin s’était lancé dans des guerres expansionnistes. Fort de cette expérience désastreuse, du point de vue de la nature humaine, Xunzi pense que l’être humain est un pervers qui est capable de tout, aux antipodes de la bonté de la nature humaine prônée par Mencisu, autre disciple du Maître Confucius. Pour Xunzi, tout au contraire, l’homme est naturellement mauvais et la société, via l’éducation et la loi, a pour tâche de le corriger en le méttant sur les rails de la justice. Dans cette lecture, Xunzi est en conformité avec la pensée confucéenne, qui insiste sur l’importance des rites (li). Le rôle des rites est de contenir les désirs humains et de prévenir tout conflit. La loi, par la contrainte, est aussi à l’honneur dans la pensée de ce disciple controversé de Confucius. Elle permet de dompter et limiter la nature humaine et lui montre le véritable sens de la vie sociale : la justice.

Tout un chacun est en même temps appelé à la réflexion afin de distinguer le bien du mal. D’emblée, Xunzi se pose sur le plan moral. Ce n’est du reste pas étonnant puisqu’il fonde son propos sur sa déception de l’expérience de la guerre, qu’il a vécu. Il souhaite trouver de véritables dirigeants, sages et autoritaires à la fois : le sage confucéen qui est cultivé et sait se gouverner selon les rites est perçu alors comme celui qui répond aux critères de ce système politique établi par Xunzi et fondé sur une dimension morale de la société. Cette tendance autoritaire fait qu’il a été volontairement oublié par la tradition confucéenne s’éloignant trop de la pensée du Sage et devenant presque miltant d’un despote-sage, une sorte de philosophe roi qui rétablirait l’ordre. Ce qui fait dire, pour conclure, aux spécialistes de la pensée chinoise, que la morale confucianiste, par ce disciple héritier réaliste de Confucius, tombe dans le domaine utilitariste. Au fond, même s’il s’en défendrait, Xunzi analyse l’homme et son humanité sociale sur le plan de la culture, et non de la nature.

   
 
 

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