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A la découverte de la pensée chinoise
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Si « tous les homees désirent par nature
connaitre » comme le souligne Aristote dans sa
Métaphysique, il va sans dire que chaque
culture a développé différents chemins, ouvert
différentes portes vers le vaste champ du
savoir. Pour ce qui est du monde chinois, tout
un chacun a entendu – ne serait-ce que de nom –
Confucius, pour ne citer que lui. Si nous
souhaitons approfondir l’émergence de la pensée
dans la culture orientale, il nous faut faire un
double bond à la fois temporel et culturel !
Quitter notre regard occidental et par le fait
même cartésien (malgré nous, d’ailleurs) pour
aller à la rencontre de l’autre, dans sa
culture, son environnement, ses moeurs. Le
découvrir tel qu’il est et se donne à nous
plutôt que de prétendre le situer, le cerner, le
comprendre sans l’écouter. L’histoire de la
pensée chinoise, c’est l’histoire vivante d’une
culture, d’un contexte, d’une sagesse.
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Confucius et tous les autres grands penseurs
sont-ils des philosophes, des sages ? Dans
l’introduction de son Histoire de la pensée
chinoise, Anne Cheng pose d’emblée le
problème, rappelant que le terme philosophie est
un « titre que se réservent jalousement les
héritiers du logos, refoulant les autres
prétendants sur les marges (...) » Les penseurs
du monde chinois, ne mettant pas l’accent sur la
raison et la rationalité seraient alors relégués
à un niveau pré-philosophique, voire au rayon de
« sagesse ou spiritualité orientale », avec un
sens quelque peu péjoratif, cela va sans dire.
Insurgeons-nous ! Plaidons la cause de la bonne
foi, de l’honnêteté intellectuelle et
demandons-nous si nous avons suivi notre premier
principe : quitter son regard occidental !
Laisser l’autre me dire ce qu’il est. Car, au
fond, peu importe l’idée que nous nous faisons
d’une réalité, si cette idée ne vient pas de la
réalité elle-même. Confucius, qui es-tu ? Voilà
une question audacieuse, certes, mais qui mérite
d’être posée. Et nous ne cherchons pas une
réponse toute faite, bétonnée. Nous sommes en
route, sur le chemin de la connaissance, vers la
vérité. Il ne s’agit donc pas de quelque chose
que nous possédons, mais d’une véritable quête.
D’ailleurs, n’est-ce pas là la véritable
sagesse, la connaissance au plus haut sommet ?
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Alors, et seulement dans ces conditions nous
pouvons débuter notre recherche, notre périple.
Cette promenade que nous entreprenons, c’est
celle de toute une vie. C’est la vitalité même
de l’intelligence qui veut se mettre au contact
de la réalité. Quid du monde chinois ? Notre
boussole est fixée sur la pensée chinoise, vaste
direction ? Où cela nous mènera-t-il ? Nous le
saurons bien assez tôt. Ce que nous pouvons
d’ores et déjà affirmer, c’est que nos penseurs
chinois sont des sages, des penseurs. Ils sont
philosophes au même titre que tous ceux qui,
conformément à l’étymologie du terme, sont amis
du savoir. Aimons la sagesse, partons en quête
de sagesse, à la découverte de la pensée
orientale. |
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En route et bon vent ! |
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