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Taïwan se rapproche des critères internationaux en terme de fiscalité

2017-12-06
  • Tseng Hou-jen

    Tseng Hou-jen

    Le représentant de Taïwan à l’Union européenne Tseng Hou-jen

L’Union européenne a publié hier une liste noire des pays non coopératifs en matière de fiscalité, qui comprend plusieurs paradis fiscaux comme la Corée du Sud, Macao et 17 autres pays ou régions. A la grande satisfaction de Taïwan, l’île n’est pas apparue sur cette liste noire, un élément qui, selon le représentant de Taïwan à l’Union européenne Tseng Hou-jen [曾厚仁], montre que l’UE reconnaît les efforts de Formose en matière de coopération fiscale. Pour ne pas être blacklisté par l’Union européenne, un pays doit répondre à trois critères qui incluent : Avoir des lois fiscales équitables, atteindre un certain niveau en terme de transparence et mettre en oeuvre les directives de l’OCDE en matière de lutte contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS) ou autrement dit, d’évasion fiscale.

 

A mesure que des enquêtes ont révélé de nombreux cas d’évasion fiscale de la part de firmes multinationales ces dernières années notamment en Europe, l’Union européenne a produit un rapport qui analyse les systèmes fiscaux de plus de 90 pays pour vérifier si ces derniers répondent aux normes européennes et s’ils coopèrent en matière d’échange d’informations. Les pays classés sur liste noire sont ainsi susceptibles de faire l’objet de mesures de sanction. L’UE produit également une « liste grise » pour les pays qui, bien que n’atteignant pas encore les standards européens, ont fourni des efforts et montré des signes d’amélioration. Taïwan apparaît actuellement sur cette liste grise.