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Transplantation de coeur et hépatite C, une grande avancée pour le don d’organes

2018-01-12

De juillet 2015 à février 2017, l’hopital de l’université de Taiwan a accueilli 12 patients atteints de l’Hépatite C suite à une transplantation du coeur. Après un traitement léger de 12 semaines par voie orale et sans interféron (IFN), toute trace d’hépatite C a disparu chez chacun des patients.

D’après Liu Chen-hua (劉振驊), médecin dans le département de médecine interne à l’hopital de l’université de Taiwan, auparavant seul un patient attendant un nouveau coeur et déjà atteint de l’hépatite C pouvait recevoir le coeur d’une personne aussi contaminée. « A l’avenir, si une personne porteuse du virus de l’Hépatite C donne son coeur, une personne non atteinte du virus pourra quand même recevoir le nouveau coeur, ce qui était auparavant impossible. Cela permettra de sauver plus de vies et d’augmenter le nombre de dons d’organes dans le monde , » a-t-il précisé.

Kao Jia-hong (高嘉宏), médecin lui aussi à l’hopital de l’université de Taiwan s’est exprimé sur cette récente étude publiée ce mois-ci dans la renommée revue scientifique Clinical Infectious Diseases : « Cette revue a aussi publié plusieurs commentaires selon lesquels si ces directives peuvent être adoptées mondialement, alors on pourra augmenter le nombre de donneurs mais aussi permettre aux demandeurs d’organes de recevoir ce dont ils ont besoin. L’influence de cette étude s’étend au monde entier. »

Chen Yi-Hsiang (陳益祥), spécialiste des tranplantations cardiaques et directeur du centre cardiovasculaire de l’hopital de l’université de Taiwan, espère que cette étude qui met en avant l’idée « Sauvons d’abord une vie, soignons ensuite la maladie » changera les directives de dons d’organes dans le monde.